samedi 29 mai 2010

La vie est courte ?

Comme ça fait bientôt deux ans que je n'ai rien écrit ici, je reçois parfois quelques courriers dans lesquels on demande gentiment de mes nouvelles. Je ne vais pas faire un roman, premièrement il n'y a pas matière à faire un roman et ensuite comme je l'ai dit il y a deux ans je n'écrirai plus grand chose ici.

Ma situation n'a absolument pas changé. Elle s'est même légèrement détériorée dans la mesure où mes relations sociales se sont amenuisées, et partie à mon initiative et en partie parce que je deviens de moins en moins agréable à fréquenter. Une vie entière sans amour finit par peser fortement sur le caractère.

Mais j'apprécie aussi de m'écarter des relations sociales. La frustrations que ça génère d'être le témoin de la vie sentimentale des autres sans jamais pouvoir y accéder participait à ma dépression. Etre isolé de tout ça me fait du bien.

J'ai commencé une psychothérapie aussi, mais j'ai abandonné au bout de trois séances car n'arrivant pas à parler de mon problème je tournais en rond. De toute façon je ne vois pas ce qu'un médecin pourrait faire dans mon cas. Je me suis résigné à mon sort également, c'est pas une idée agréable mais personne n'a dit que la vie devait être agréable pour tout le monde.

Mais qui est l'idiot qui a dit que la vie était trop courte ?!?

Prenez soin de vous.

mercredi 9 juillet 2008

Un dernier mot

Ce blog a maintenant un an. Il est temps de faire un point, et aussi d'arrêter car il faut une fin à toute chose et ici on arrive au terme de mon histoire.

J'ai écrit ce blog car j'avais besoin d'extérioriser et aussi parce que je voulais voir ce que ça donnait, ce que mon histoire provoquerait comme réaction auprès des gens.

La première chose que j'ai découvert, c'est qu'il est pratiquement impossible de faire comprendre et de partager une souffrance avec des gens qui n'ont jamais expérimentée eux-même la situation qui en est la cause. Je ne m'en plains pas, c'est juste une chose que j'ai constaté au travers des messages que vous avez laissés ici et dans ma boîte aux lettres.

Ma situation a t'elle changée un an après avoir commencé à écrire ici ? Non. J'ai discuté avec quelques personnes, reçu des avis et des conseils, mais tout cela reste virtuel et au fond personne ne peut rien pour apaiser mes souffrances. C'est ma vie et c'est à moi de me débrouiller avec.

Je suis un type de 40 ans qui a vécu tout ce temps sans sexe ni amour, pas par choix, mais parce qu'il n'a pas les critères pour plaire aux femmes. Je ne sais pas combien de temps je vivrai encore, pas trop longtemps j'espère, mais je me dis que la nature est parfois très cruelle. Pas qu'avec moi, il y a d'autres personnes qui vivent des situations difficiles, mais j'aurais aimé que ça ne tombe pas sur moi.

Voilà, je n'écrirai plus grand chose ici. Lorsqu'un coup dur sentimental me fera très mal peut-être que je viendrai ici le raconter pour tenter d'atténuer ma douleur, mais plus d'articles "de fond".

Car malheureusement, je suis capable de ressentir de l'amour, voire de tomber amoureux. J'aurais tant aimé en être totalement incapable, j'aurais vraiment aimé avoir un coeur de pierre mais ce n'est absolument pas le cas et tomber amoureux dans ma situation est terrible, et dangereux.

Terrible car dans mon cas l'amour n'est pas réciproque, et dangereux car ça pourrait me conduire au suicide.

Bonne nuit et bonne chance.

jeudi 5 juin 2008

Votre histoire m'intéresse

J'ai laissé passer beaucoup de temps sans écrire ici. Il faudra vous habituer à me lire de moins en moins souvent désormais, le tour de la question de ma vie sentimentale étant fait.

Pour le moment je vais diverger un tout petit peu car je vais avoir besoin d'un peu de participation de certains d'entre vous. Je m'intéresse depuis pas mal de temps aux psychothérapies, or parmi mes lecteurs il y a peut-être des gens qui en ont suivi une. Aussi, si c'est le cas, j'aimerais que vous m'en parliez un peu. Je ne vous demande pas de vous révéler, ni de me donner des détails que vous ne souhaitez pas divulguer. Donnez moi plutôt votre témoignage sur la manière dont s'est passée cette expérience et sur les résultats qui en ont découlé.

Je m'intéresse aussi bien aux bonnes qu'aux mauvaises expériences, la perception de la psychothérapie pouvant varier d'un individu à l'autre.

J'attends vos témoignages.
dead.man.walking.blog@gmail.com

Bonne chance et bonne nuit.

dimanche 6 avril 2008

Désespoir (dernière partie)

Depuis quelques temps l’idée de tenter une thérapie avec un psychologue me taraude. J’ai déjà pratiqué l’hypnothérapie, à deux reprises. L’expérience a été intéressante mais totalement inutile. Déjà bien entendu, quelle que soit la méthode choisie il est difficile d’obtenir un quelconque résultat si on n’arrive pas à définir exactement le problème. En plus de cela je ne peux absolument pas parler de ma situation entre quatre yeux. Je peux l’écrire anonymement dans un blog, mais en dire à quelqu’un en vrai qu’à 40 ans je n’ai jamais eu de relations sentimentales ou sexuelles, c’est un peu trop dur.

L’impossibilité d’avoir des relations sentimentales avec une personne de sexe opposé provient-elle d’un physique ingrat ou est-ce du à d’autres facteurs obscurs que je n’arrive pas très bien à saisir ? C’est une question importante et sans réponse à cette question il est inutile d’aller plus loin. Beaucoup de vierges tardifs ont des difficultés chroniques pour établir des relations sociales et paradoxalement un physique avantageux dont malheureusement ils ne sont pas capables de tirer bénéfice.

Ici déjà ce n’est pas mon cas. Je n’ai pas un physique avantageux du tout et je n’ai pas de problème particulier avec les relations sociales, même s’il est vrai que je n’irai pas aborder une fille qui me plaît. Ce dernier point est certainement un mélange de timidité et de manque de confiance en soi. Je sais que je ne plais pas physiquement aux filles, je ne vais par conséquent pas les aborder.

Ici beaucoup de lecteurs auront envie de m’interrompre pour me faire poliment remarquer que c’est manifestement là un problème. Peut-être. Mais il faut comprendre que les mécanismes de la séduction commencent en premier lieu par une attirance physique qui peut ne pas être consciente mais qui n’en demeure pas moins la base de tout le reste. Si une personne ne vous plaît absolument pas au départ, il y a peu de chance que vous ressentiez de l’attirance pour elle par la suite. Si vous êtes une fille, cette sélection se fera dans les premières secondes de la rencontre et votre première impression sera très souvent la bonne.

Je n’ai rien, à mon sens, pour plaire à une fille. Pour le moment, en 40 ans d’existence aucune ne m’a d’ailleurs montré de signe d'intérêt autre que purement amical. Lorsque je compare aux gens que j’observe autour de moi, parmi mes amis ou dans mon environnement professionnel, je remarque que les hommes reçoivent des signes d'intérêt de la part des femmes, même si parfois ils ne savent pas les lire.

Pourquoi donc moi je n’en recevrai pas ? Parce que … bref, l’apparence peut être un handicap.

Je déteste penser ou écrire sur ce sujet. Comme j’écris sans préparation ni correction, laissant les mots venir d’eux même, je vais arrêter là parce que ça me fait mal.

Ce papier et le papier précédent ont été écrits d’un seul trait alors que je n’allais par bien du tout. Je les ai scindés en deux car autrement ça aurait été trop long à lire. Ils reflètent de l’état de mon esprit en ce moment.

Quelle saloperie.

vendredi 4 avril 2008

Désespoir (première partie)

En ce moment ça ne va pas fort. C’est pas que ma vie soit très joyeuse d’habitude mais il y a des hauts et des bas. En ce moment c’est plutôt bas. Voire très bas. Je ne sais pas à quoi exactement sont dus ces cycles dans mon moral, peut-être qu’ils sont influencés par des phénomènes extérieurs qui échappent à ma perception. Il faut dire que ces derniers temps mon réseau social a commencé à décroître. Par ma faute d’une part, il y a des gens dont je me suis peu à peu éloignés, et par la faute de la vie dans d’autres cas.

Si je me suis éloigné de certaines personnes c’est qu’en raison de la souffrance je deviens de plus en plus renfermé, et qu’au bout d’un temps n’ayant plus aucune joie de vivre je ne prends plus aucun plaisir non plus à goûter de leur présence. Pour les autres, ce sont eux qui se sont éloignés de moi, soit que la froideur de ma personne me rend de moins en moins intéressant soit, et c’est de plus en plus fréquent, ils finissent par se mettre en couple. Et on sait bien ce qui arrive quand on se met en couple, on se replie sur son couple et on a un peu moins besoin des autres pour vivre.

L’envie de mourir n’est pas un sujet que je peux faire semblant d’ignorer. Elle fait partie de ma vie. Contrairement à d’autres personnes la mort ne me fait absolument pas peur, mais en revanche l’idée du suicide est un sujet très délicat qui heurte profondément mes convictions. Là je dois avouer que je bloque. Si je ne bloquais pas je serais passé à l’acte depuis longtemps. Cependant depuis quelques temps j’y pense de temps à autre. Je suis encore très loin de commettre une tentative de suicide, mais il est inquiétant de constater que j’arrive à aborder la question avec moi même. Ca ne présage rien de bon.

Le débat sur l’euthanasie a été relancé par quelques récentes affaires médiatiques sur lesquelles je ne reviendrai pas. Il y a des gens qui réclament le droit à l’euthanasie car ils souffrent de maladies définitivement incurables et dans leur cas rester en vie plus longtemps n’aura aucun autre effet que de prolonger leur souffrance. Je sais que je vais choquer des gens en écrivant ce qui suit car je vais oser comparer leur souffrance à la mienne. Si l’euthanasie devait devenir une option en France, j’aimerais pouvoir en réclamer le bénéfice. Je ne souffre peut-être pas dans ma chair mais ma douleur n’est pas moins grande. En quoi ma situation est-elle différente de la leur puisque chaque jour de vie en plus est pour moi un jour de souffrance en plus ?

Bien entendu, pas plus que la douleur psychique n’est réellement comprise, une telle demande formulée par un individu ne pourrait être acceptée devant le corps médical. Vous imaginez le tableau ? “Docteur je n’ai jamais et ne pourrai jamais connaître l’amour, je demande à bénéficier de l’euthanasie”. Ca ne passerait pas.

La prochaine fois je parlerai de ce à quoi j’ai pensé pour tenter de sortir la tête de l’eau. Mais pour aujourd’hui ça suffit.

Bonne nuit et bonne chance.

dimanche 16 mars 2008

L'espoir fait vivre, la vérité tue

C'est bête qu'aucune fille n'ait jamais voulu sortir avec moi. C'est pas que j'ai quelque chose à y redire, je ne pourrai pas non plus me forcer à sortir avec quelqu'un qui ne me plaît absolument pas. C'est juste que c'est dommage.

C'est dommage car j'ai énormément d'amour à donner, et je ne serai pas contre en recevoir non plus. On me fera poliment remarquer, que si je valais le coup j'aurais déjà trouvé quelqu'un et que donc si je suis toujours vierge à 40 ans c'est bien que je n'ai rien pour plaire et rien à apporter à une fille. C'est probablement pas faux. 

Et si on se trompait ? Si je pouvais apporter du bonheur à une fille ? Si je pouvais plaire ? Si tout ça n'était qu'une question d'attitude, de timidité, de manque de savoir-faire ? Parfois lorsque le soleil brille dans mon coeur je me surprends à y croire. L'espoir permet d'avancer, mais l'espoir est dangereux aussi, car s'il n'est basé que sur l'illusion une fois celle-ci évanouie que reste t-il ?

La vérité n'est pas toujours bonne à connaître. Quelquefois elle peut tuer.

Bonne nuit, soyez heureux et ne pensez pas trop à ces mots.

mercredi 12 mars 2008

All I need is love

Understanding the pain you can feel being a 40 years old male who never had any relationship with a girl is more difficult that I would imagine when I started this blog few months ago.

I came to this realisation reading the comments left by my readers, here and on some other web forums I participate. Often people misunderstand the problem thinking that sex is the issue. Sometimes they would suggest me to go out and get a prostitute. Indeed, one could think that for a 40 years old male, being still virgin would be the main problem in his life. It's not. Sex is definitively not the issue. Sure, I have to be honest here, sex is important and I would like to experiment that in my life. But I'm not gonna to get a prostitute. Because I don't care. What I miss the most is not sex. It's love.

It can sound pretty naive, but it's not. I mean, do you think one can live a whole life without receive and give any love? Nobody can. Believe it or not you can live without sex, but without love you can't.

I do not consider that my pain is in any way superior to the other's. There are people forced do live with serious diseases, or being unable to see, to walk, etc. There are people who are starving. I'm in goot health, I have a good job and earn enough money to have a decent life and even more. However, because of my forced celibacy, my life is a hell. You know, being able to say : "never in my life, nobody felt any love for me" is one of the worst things it can happen to a human being.

You can think that a involuntary celibacy such as mine is really nothing in comparaison to other situations some people are forced to live trough. Actually as I already said, my pain is not superior to the other's. But is not inferior either. Simply because there is no hierarchy between pains. A pain is something what hurts you, and nobody else. And sometimes it hurts very bad.

Have you ever feel a really strong pain in a teeth? Do you remember how you felt then, how insignificant your other problems seemed to be then? Ok, you get the point here. That is what I mean when I said there is no hierarchy between pains.

However, note that suffering of the lack of receiving love is not an egoistic thing, for I also suffer to have nobody to love. Being loved is essential in the life, but having someone to love is also important.

There is friendship also, which is a kind of love. I have fiends, males and females, I love them and they love me in return, that's ok. But this is not the same love.

I felt in love already, four or five times in my life, I know what you feel when you are in love with someone. What I don't know is what you feel when someone is in love with you. I would like to know, just once in my life, what it does when there is a heart beating for you. It never happened. Everything indicates that this would never occur.

And, you know what is worst that never have been loved in your life? To know that never nobody will.

Fucking life.

Good night, and good luck.

jeudi 6 mars 2008

Vivre sans amour

Peut-on vivre sans amour ? C'est pas moi qui pose la question mais d'autres se la posent, c'est en tout cas ce que j'ai remarqué en me promenant sur les blogs à droite et à gauche.

Ca fait pas mal débat cette question. Amusez-vous à la poser autour de vous et si le coeur vous en dit, venez nous dire ici ce que vous en avez entendu.

Ce blog n'est pas simplement un défouloir où j'écris mes états d'âme comme ça me vient. Même si ce n'est pas très glorieux, je dois admettre que ça me procure une satisfaction malsaine de crier au monde que oui, des gens vivent sans amour, même si je vous l'accorde me concernant il s'agit plus d'une situation subie que choisie. Mais lorsque je lis ou que j'entends des gens affirmer sincèrement qu'une telle chose n'est tout simplement pas possible, j'ai envie d'apparaître devant eux et de leur montrer la sombre face de l'existence.

C'est un peu comme aimer faire de la provocation "politiquement incorrecte" dans une société qui se plaît à cacher la misère sous le tapis. Notez que en revanche je ne tomberai pas dans la facilité qu'ont certains d'accuser la société de ce qui leur arrive. Mon célibat et ma solitude sentimentale ne sont la faute de personne. Au pire je suis le seul qui puisse en endosser, si ce n'est toute la responsabilité, au moins la complicité.

Mais revenons à nos moutons. Etaler ma vie sans amour devant les gens ce n'est pas seulement de l'exhibitionnisme moral. C'est aussi, je veux le croire, un moyen de montrer aux gens normaux à quel point il est bon de se réjouir de ce qu'on a, et de cesser de se plaindre. La vie de couple et les relations sentimentales ne sont pas toujours des choses faciles, je veux bien le croire. Mais pensez que parfois il faut savoir faire des concessions dans la vie, et profiter du bonheur lorsqu'il se présente sans toujours pointer du doigt les défauts aussi minimes soient-ils chez l'autre.

J'ai parfois l'impression qu'en amour les gens saisissent la moindre occasion de se faire du mal. Ok, vous avez peut-être du succès avec le sexe opposé. Très bien. Mais à courir toujours après la perfection, à chercher toujours mieux ailleurs vous risquez de finir désabusé, aigri et dépressif. J'ai un ami comme ça. Beau mec, du succès il en a. Mais tellement exigeant qu'il est incapable de voir que ses problèmes de couple viennent en grande partie de lui.

Bon, ce n'est pas le vieux puceau de 40 ans qui n'a jamais réussi à sortir avec une fille qui va vous donner des leçons dans le domaine de l'amour. D'accord, d'accord. Mais peut-être que, ayant lu mon blog, vous pourrez mettre à profit mon histoire pour jeter un regard nouveau sur certains aspects de votre propre vie sentimentale.

Bonne chance.

PS : Voici une petite note bibliographique sur le même sujet. L'article d'une sexologue extrait du site web du journal Psychologies : Lire l'article

vendredi 29 février 2008

L'érosion par le temps

L'envie et la motivation pour faire des choses dans la vie. Je me suis aperçu que c'était une chose qui me manquait. Pourtant je ne suis pas amorphe, j'aime faire beaucoup de choses, mais plus j'avance dans la vie, plus le monde qui m'entoure devient gris. Les couleurs s'estompent peu à peu et ma motivation pour faire ce que j'aime baisse insidieusement. 

C'est horrible comme constat, ça me fait peur. Peu à peu je perds le goût pour les choses et pour la vie. A 40 ans n'ayant jamais réussi à sortir avec une fille, je découvre encore une conséquence de ce célibat involontaire qui me ronge. Oh, cette baisse de motivation n'est pas venue d'un coup, longtemps je ne l'avais même pas remarquée. C'est juste comme quelque chose qui s'effrite peu à peu. Même si je n'ai jamais été heureux, je me souviens de jours où je riais et prenais plaisir à m'amuser de petits riens. 

A présent l'obscurité m'envahit. J'en suis très triste. En plus ça ne facilite pas les choses pour rencontrer quelqu'un. Car malgré tout, je n'arrive pas à me résigner à mon célibat à vie. D'autres auraient jeté l'éponge depuis longtemps, moi pas encore. C'est pas que je fasse grand chose pour que ça change non plus. Je reste quand même trop inexpérimenté en matière de séduction, et aussi il arrive un moment où les rencontres deviennent chose rare. Mes amis se mettent en couple les uns après les autres et les occasions de sorties et de rencontres deviennent exceptionnelles. Mais je garde un petit espoir, il me reste encore tout au plus une petite dizaine d' années à tenir, autant ne pas s'avouer vaincu tout de suite.

Je me souhaite bon courage. A vous je vous souhaite une bonne nuit et bonne chance.

mercredi 27 février 2008

I want to believe ...

Being a male 40 years old virgin could be considered as a problem. And it is. Actually it's a problem I have to deal with. 

I decided to write this blog to talk about this aspect of my life. Although this is a French blog, since I am French, I wanted to have at least one post in English in order to have my share of Google.com, not for the fame, what fame could you want to have when you are a 40 years old male virgin? but because my story could interest some non French readers.

I am not going to translate the whole blog here but instead try to give you a brief summary.

I am not it this situation due to my own will. I am a victim of what one could call "involuntary celibacy", which means that I would like to enter in a relationship with a person of the opposite sex but I never could.

Why I never managed to find a girlfriend is another question. First, it is not about shyness since I am not really a shy person. I am kind of a introverted guy but not shy. Well, this is not exactly true because due to my total inexperience wit seduction I perhaps could be considered as shy when it comes to seducing a woman, but not in regular social situations. 

So, what is the problem here? Have you asked me six months ago, I would  certainly answered that I am a really ugly guy, and that being ugly prevents me to seduce any woman. Actually I am not a nice looking guy at all and for sure, never my physical appearance could alone attract a woman. Whether am I ugly enough to be rejected by any girl, I am not so sure any more. Not that I suddenly find myself having a better apparence that six months ago but, some discussions there and there with readers of my blog let me think that there could be some others reasons to my lifelong celibacy. 

I had a pretty hard childhood du to the total disinterest of my parents about me. Of course, later this point take a significant part in the lowering of my self esteem and eventually in my early twenties, to a severe depression. In that time I come aware that I was not a guy who could seduce girls with a gaze like my friends seems to be able to do. Neither was I a guy the girls are looking with a shy smile when he passes near. I was all but attractive male. This of course added with my low esteem, results in me never having the courage to try to socialise with girls. And thus of course, I never get laid. 

For what I remember I never get any sign of interest from any girl. Would it have happened only once, I would gain some confidence, but it did not. I tried however a couple of times to seduce a girl, without success. Only I got was a rejection, which lowered even more my self esteem. In this matter, any succes is a boost and any failure is a dramatic fall into the depths of depression. 

I am 40 by now. I have a good job and good friends, however having a girlfriend was always my dream. Now I sense that this dream is out of reach. A whole life without love is not a life, it is a survival but not a life.  I'm not a charming guy, neither am I a good looking guy. I have nothing to attract a woman and I never did. I have decided to let pass another decade and then to give to the whole story an end. I am not going to live like that over 50 years. 

Not that I am totally desperate. I am suffering too much. The pain is more that I can take any more. This is the reason why I do not want to live more than a decade by now. Even that could be a agony.

However there is still hope. I don't want to give up. Honestly I don't know what to do, as the years goes by, my friends get involved in serious relationships and the opportunities to get out and meet new people become rare. But I want to believe ...

Thank you, good night and good luck.

samedi 23 février 2008

Le regard d'une fille amoureuse

J'ai écrit le texte qui suit il y a quelques jours sur le forum de doctissimo. Après coup j'ai trouvé qu'il avait toute sa place ici. 
Je précise juste que parfois, lorsque mon humeur est sombre, j'en arrive à détester ce regard. C'est de ma part de la jalousie, de l'envie. Sentiments méprisables qui ne me ressemblent pas, mais que je peux éprouver moi aussi car moi aussi je suis humain, même s'il me manque l'une des caractéristiques essentielles de l'humanité : l'amour. Or donc ce texte ...

Voilà une chose dont j'ai souvent été le témoin et qui m'impressionne à chaque fois : c'est le regard des filles amoureuses. 
 
On voit ça parfois dans les restaurants, les transports en commun, sur les bancs publics, lorsqu'un couple discute doucement. Il y a là cette lueur dans les yeux de la fille lorsque ses yeux sont posés sur le visage de son bien aimé. Elle le regarde comme si elle explorait la moindre courbure de ses formes, comme si elle craignait qu'il disparaisse si jamais elle tournait son regard. 
 
Vous n'avez jamais remarqué ça ? Bien sûr que vous l'avez déjà remarqué, peut-être même en avez-vous été l'objet. 
 
Ce n'est pas que ça me gêne, notez, de voir ce regard dans la rue. Il vaut mieux se réjouir du bonheur des autres que d'être aigri ou envieux.  
 
Mais j'avoue que parfois ça me fait un peu mal comme  un pincement au fond du coeur. Je me demande dans ces cas là si le type en question se rend compte du bonheur qu'il a. Probablement pas. Pas plus que moi lorsque je me retrouve devant un plat savoureux alors qu'ailleurs d'autres ont faim. 
 
Je n'ai jamais été l'objet de ce regard, je ne le serai sans doute jamais, mais c'est quelque chose de fascinant et je trouve qu'une fille amoureuse, c'est beau :-) 

dimanche 17 février 2008

Joyeuse Saint-célibat

Encore une fois, ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit dans mon journal intime. J'y passe cependant systématiquement lire les mots qui me sont laissés par les indiscrets qui viennent le feuilleter en mon absence, et même si je n'y réponds pas toujours, je donne à chaque message toute l'attention qu'il mérite. 

J'étais en vacances. Très loin d'ici, au soleil. Ca m'a fait du bien. De retour, j'ai découvert que la Saint-Valentin était revenue, comme chaque année, et comme chaque année je ne l'a pas fêté. 
Bon attention, c'est pas le problème de la Saint-Valentin. Il s'agit d'une fête essentiellement commerciale qu'on peut très bine choisir de ne pas fêter même si on est en couple. On y accorde l'importance qu'on veut bien y accorder, personnellement je n'y accorde pas plus d'importance que ça et ce jour là ne me déprime pas particulièrement. Juste il me rappelle mon célibat. Chaque année c'est aussi un jalon, une sorte de sonde qui mesure mon état : célibataire ou non. Jamais pour le moment elle n'a mesuré autre chose que l'état de célibataire. 

J'aimerais un jour pouvoir offrir un cadeau à ma copine à la Saint-Valentin. Pas à cause de la Saint-Valentin, mais pour ce que cet acte aurait comme signification dans ma vie.

dimanche 6 janvier 2008

Douloureux début d'une nouvelle année

"Dead man walking", désigne en anglais quelqu'un qui est mort mais qui ne le sait pas encore. 

La pègre utilise cette expression pour désigner les types à abattre. Les pros de la séduction désignent ainsi les types qui soit sortent avec une fille et ne se se rendent pas encore compte qu'ils vont bientôt devenir célibataires, soit des types qui tentent de séduire une fille sans se rendre compte qu'ils n'ont, dans ce cas, aucune chance.

Si l'année 2007 s'était terminée pour moi par une série bénéfique de remises en question, l'année 2008 commence très mal du point de vue sentimental, à tel point que tous les éléments encourageants que j'aurai pu recueillir se sont volatilisés.

L'année 2008 a vite commencée par un râteau. Que je me suis pris de la façon la plus inattendue et la plus violente qu'il soit. Typiquement j'étais mort depuis longtemps mais je ne m'en étais pas rendu compte. Pas plus qu'elle n'avait acceptée mon invitation dans l'unique but de rencontrer du monde par mon intermédiaire. La suite a été éprouvante.

Un râteau cependant ce n'est pas très grave en soi. Au contraire, dit-on, c'est même très instructif, les enchaîner nous fortifie et nous apprend des choses. C'est vrai. Mais comme dans chaque apprentissage douloureux il est nécessaire de connaître de temps en temps un succès, ne serait-ce qu'un succès modeste. Ca permet de valider ses méthodes et d'acquérir un peu de confiance en soi.

Mais sans ça ? Sans ces petits succès ? La confiance en soi diminue progressivement jusqu'à atteindre un plancher d'où on ne se relève plus. 

Il y a une raison à toute chose dans la vie. Si je n'ai jamais connu l'amour, ce n'est pas pour rien. Je ne suis pas un séducteur dans le sens ou la séduction n'est pas innée chez moi et que je n'ai absolument aucune expérience en la matière. Je n'ai pas particulièrement de charme, rien en tout cas qui me permette de séduire naturellement, et je n'ai absolument pas le physique qui compenserait.

Je l'avais dit dans mon précédent billet, avec un sombre sens prémonitoire, que je craignais les changements d'année. Je les crains car je ne peux pas m'empêcher de penser qu'au terme des 12 mois qui suivent ma situation sentimentale pourrait bien ne pas changer d'un poil. Jusqu'à présent ça a toujours été le cas. 

Cette nouvelle année commence donc mal et j'ai de plus en plus de mal à croire que je puisse faire quelque chose pour changer la donne. J'atteins un peu les limites de ce que je sais faire. J'ai essayé les sites de rencontre, les rencontres sociales, mais en vain.

Ok, je ne suis pas un grand dragueur. Mais comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas reçu ce "don" et je n'ai jamais pu l'apprendre. Naturellement je n'ai pas grand chose pour moi pour compenser. Je ne sais plus trop quoi faire. J'aimerais dire simplement : "je jette l'éponge", mais je ne peux pas jeter l'éponge. Tout simplement parce que il n'y a jamais eu d'éponge, et ensuite parce que malgré tout, j'ai envie.

J'ai envie de connaître l'amour, j'en ai besoin comme tout le monde probablement, sauf que moi je ne peux pas y avoir accès. C'est un drôle de jeu. Un jeu où on ne peut pas abandonner mais où on ne peut pas gagner non plus.

vendredi 28 décembre 2007

Premier bilan

Voici que l'année 2007 s'achève, et lorsqu'une année se termine traditionnellement vient l'heure des bilans. Je ne dérogerai pas à la coutume et pour moi aussi cette période de l'année ou le rythme endiablé de la vie marque une pause laissant place aux réjouissances et aux joies festives éphémères, pour faire un rapide bilan.

D'année en année mes bilans sont assez simples à faire, et à chaque fois le j'aborde avec crainte le passage à une nouvelle année. En effet pas de grands changements et pas de perspectives heureuses en vue. 

L'année 2007 aura été marquée par une période dépressive assez forte, mais aussi récemment par une période de remise en question, bénéfique au moins intellectuellement. 

Ce seul point mérite d'être souligné car une telle remise en question ne s'était jamais produite dans mon esprit, je tombais plus bas d'année en année dans ma propre estime. 

Malgré tout, les perspectives qui s'offrent à moi ne sont pas bien réjouissantes. Voyons les choses comme elles sont, je suis un vieux puceau de 40 ans. Mon ignorance totale dans le domaine sentimental constitue en soi et entre autres, un obstacle pratiquement insurmontable dans l'hypothèse peu probable ou une rencontre quelconque surviendrait. 

Quelles sont mes chances de construire ce dont j'ai toujours rêvé, c'est à dire une vie sentimentale, une vie à deux, une famille ? Le pessimisme est un poison, mais le manque de réalisme est une bombe à retardement. Ca ne me fait pas réellement plaisir de l'écrire, mais il est plus que probable que je ne m'en sorte pas. 

Ce n'est pas dans un état d'esprit très enjoué que j'aborde le passage à 2008. Ceci dit, ça ne m'empêchera pas de passer un excellent réveillon, très loin d'ici d'ailleurs, et j'en profite pour souhaiter à mes (rares) lecteurs une bonne année 2008.

Je ne vous le souhaite pas seulement parce que c'est l'usage, mais parce que je vous le souhaite vraiment.

Bonne année, et bonne chance.

vendredi 7 décembre 2007

Une remise en question

Ca faisait un bail que je n'avais pas écrit ici. Ce n'est pas qu'il y eut quelque chose de vraiment nouveau dans ma vie mais c'est que j'ai ressenti le besoin de m'éloigner un peu d'internet et de faire le point. Et puis il y a eu également de longs échanges par courrier électronique, et aussi un verre pris avec quelqu'un qui me lisait et qui m'a beaucoup aidé.

Aidé à quoi ? Aidé à modifier quelque peu le regard que je portais sur moi même. C'est un exercice très difficile lorsque vous êtes ancrés dans une façon de voir les choses et que vous avez plus confiance en votre propre jugement qu'au regard extérieur que vous pensez toujours plus volontairement complaisant.

Alors d'accord, je veux bien admettre un instant que mes problèmes viennent d'ailleurs que de ce physique qui, s'il n'est pas particulièrement agréable, en tout cas à mes yeux, n'est pas aussi disgracieux que je me plais à raconter.

N'empêche à bien y regarder qu'est ce que ça change ? Je suis toujours incapable d'avoir des relations sentimentales. Même si je ne ressemble pas autant à Quasimodo que j'ai pu le penser, je n'ai rien qui attire les regards, et pour un "incompétent sentimental" ça ne facilite pas les choses.

Alors pour le moment je n'en tire aucune conclusion. A vrai dire je ne sais même pas quoi penser de tout cela. Mon système de valeurs a été un peu perturbé, mais je ne vois rien d'exploitable à l'horizon. Ma mort est toujours programmée pour dans dix ans si rien ne change d'ici là.

Bonne nuit, et bonne chance.

samedi 3 novembre 2007

Un regard extérieur

Je n'écris plus trop dans mon journal intime ces derniers temps. C'est pas que je n'ai plus rien à dire, bien au contraire, mais c'est que depuis quelques temps j'écris beaucoup mais à une seule personne. 

Cette correspondance assez soutenue me fait du bien car elle est lue par un oeil extérieur assez affûté. Il y a là l'avantage par rapport au soliloque d'un journal intime, même s'il est public, d'échanger des points de vue et de recueillir l'opinion d'une personne extérieure. 

Je reconnais donc que pour le moment je ne sais pas quelle sera la fréquence de ma prose dans ces pages. Je vais essayer malgré tout de me tenir à y noter mes ressentis, car après tout il s'agit de mon journal intime ...

En attendant, bonne nuit, et bonne chance.

lundi 22 octobre 2007

Merci

Ce message est un interlude dans la rédaction de mon journal intime. Il s'adresse à tous les indiscrets qui sont venus, l'ont ouvert et l'ont lu ;-)

Je ne dirai rien de spécial dans ce billet si ce n'est merci à tous ceux qui viennent de temps à autre m'apporter leur soutien. Je parle de tous ceux qui ont pris la peine de me dire avec franchise ce qu'ils pensaient et la façon dont ils voyaient les choses, que je sois d'accord ou non avec eux. 

Mes pensées vont à tous, mais plus particulièrement à des gens comme Avocate du diable qui m'a donné des pistes de réflexion (et de la littérature), et à Eve, qui au travers des nos longs échanges de correspondance a réussi à mettre le doigt sur certaines choses qui ont modifié ma façon de voir la vie et le jeu de la séduction. 

Malgré tout rien, absolument rien, ne me permet de garantir que tous ces regards me permettront de changer le cours des choses, de sortir de ma situation et à terme de me sauver la vie. Car je ne suis peut-être pas fait pour être aimé, je ne suis peut-être pas assez fort pour me sortir du gouffre. 

Cependant quoi qu'il en soit, l'aide de certains d'entre vous pèsera dans la balance lors du résultat final, et même si je dois tomber j'aurai peut-être trouvé ici la force d'avoir essayé.

Bonne nuit et bonne chance.

samedi 13 octobre 2007

Le doute

Grâce à ce blog et à un à forum auquel je participe régulièrement il m'arrive de temps à autre d'échanger quelques correspondances avec des personnes qui ayant lu l'histoire de ma vie souhaitent me donner leurs opinions et leurs points de vue, ce que j'apprécie à chaque fois. 

J'ai reçu des mots très touchants et très justes. Certains même m'ont proposé une rencontre pour en parler, propositions que j'ai décliné car je n'imagine pas mélanger mon existence virtuelle et ma vraie vie, mais aussi par pudeur et par fierté. 

Je n'ai jamais réussi ni souhaité parler de mes problèmes ni à un thérapeute ni à mes amis, surtout à mes amis car je ne suis pas assez fort pour évoquer certaines choses avec des gens que je vois. Je suis fort, sans quoi je n'aurais pas tenu tout ce temps, mais j'ai mes points faibles, celui-ci en est un.

Pourtant comme me l'a fait remarquer une lectrice il n'est pas possible d'évoluer sans le soutien et le regard extérieur. C'est vrai qu'enveloppé dans mes idées noires je tourne en rond. Je pense même avoir à mon âge atteint le point de non retour, où même si une improbable relation sentimentale avec une fille devenait possible, je ne serai plus en mesure de l'assumer et de rester crédible. Difficile en effet de cacher ou d'expliquer une inexpérience totale dans le domaine du sexe et des relations amoureuses, lorsqu'on a la quarantaine.

Je ne doute pas de ma laideur, mais il m'arrive parfois à l'issue de ces échanges de correspondance de douter de son ampleur et d'entrevoir la présence d'autres facteurs pour expliquer mon manque d'attractivité vis à vis des femmes. Malheureusement les autres critères de séduction ne sont pas plus acquis que la beauté physique. 

En effet, je n'ai ni beauté pour plaire ni charme pour séduire. La vie et mon expérience malheureuse de la vie m'ont rendu fermé et ont retiré toute la confiance que je pouvais avoir en moi. Je ne peux pas m'ouvrir aux autres pour chercher leur aide à laquelle je ne crois même pas complètement. Les tentatives thérapeutiques notamment l'hypnothérapie et les antidépresseurs ont échoué.

Je doute de mes certitudes mais je n'ai pas la clef pour ouvrir les portes de la prison dans laquelle je me suis enfermé. Il fait sombre là où je suis, et j'ai peur comme un enfant abandonné. J'ai froid, je sais que je vais bientôt fermer les yeux, je ne ressentirai plus jamais la chaleur sur ma peau et mes yeux ne connaîtront plus jamais l'éclat du soleil. 

Bonne nuit, et bonne chance.

dimanche 7 octobre 2007

Arrêt des antidépresseurs

Voilà, c'est fait. J'ai arrêté les antidépresseurs après plus de quatre mois de traitement. En principe on arrête ce genre de traitement en douceur, par diminution des doses car les effets secondaires des antidépresseurs (qui dépendent des individus) apparaissent en début et en fin de traitement. Moi j'ai arrêté net, ça fait maintenant une semaine.

C'est assez curieux mais au début du traitement je n'avais pratiquement pas eu d'effets secondaires et les effets bénéfiques, qui normalement mettent longtemps à se faire sentir, ont été immédiats. De même, l'arrêt brutal depuis une semaine n'a pas provoqué pour le moment de réactions négatives. 

Je suis très mitigé dans l'analyse de ce traitement. Immédiatement après les premières prises j'ai ressenti une nette amélioration dans ma dépression. Je me suis remis à la musique, au sport et surtout je suis devenu insensible à certains stimuli extérieur qui avant me plongeaient dans une profonde déprime. Ainsi, avant ce traitement une mauvaise parole venant d'une fille, une remarque sur mon célibat, une plaisanterie sur mes relations avec l'autre sexe, ou encore une attitude froide à mon égard, provoquaient immédiatement un sentiment de rejet dont je mettais des jours à me remettre. Ces accès ont rapidement disparu et j'ai pu replacer les choses dans leur contexte. 

Seulement tout ces résultats ont été aussi curieusement rapides que courts. Même si maintenant j'arrive à relativiser les choses, je ne retrouve plus cette forme que j'ai eu le premier mois du traitement. Il faut pour être très précis, ajouter qu'avant ce traitement médicamenteux, j'ai fait pas mal de séances d'hypnothérapie (pour ceux que ça intéresse je mettrai un lien un de ces quatre et vous pouvez me demander par e-mail plus de précisions). Ces séances s'étaient révélées sans résultat sur le coup c'est pourquoi j'avais décidé de les arrêter. Mais il n'est pas impossible qu'elles aient produit quelques effets bénéfiques à retardement, en conjonction avec les antidépresseurs.

Malheureusement au final il n'en reste pas grand chose, sauf la quasi disparition de ces plongées dans le néant où m'entraînaient certaines situations vécues. Rien que pour ça, tant que ça dure, je ne regrette pas l'expérience. 

Au delà, je constate que j'en suis arrivé à avoir recours à la psychothérapie, à l'hypnothérapie, aux antidépresseurs, tout ça parce que aucune fille ne veut de moi. Etre malade et souffrir à cause du manque de ces relations sentimentales, que les autres vivent naturellement tout au long de leur vie. Essayer de se soigner d'un célibat contre lequel la médecine ne peut rien et qui n'est d'ailleurs pas une maladie pour le reste de la population.

C'est peut-être un peu pathétique dans le fond, mais c'est le résultat de cette douloureuse différence dont j'ai le regret de faire les frais.

Les laids sont des handicapés, comme les autres handicapés qui doivent traverser la vie tant bien que mal en portant leur handicap sur leurs épaules et en enviant les gens "normaux", lesquels ne se rendent pas toujours compte de la chance qu'ils ont : qu'ils soient valides lorsque d'autres sont en fauteuil roulant, voyants lorsque d'autres sont aveugles, ou au bras d'une femme lorsque d'autres sont encore puceaux à 40 ans.

mercredi 26 septembre 2007

Plaire

Un échange de commentaires avec l'un des lecteurs de ce blog m'a fait réaliser qu'il y avait une chose que je n'avais jamais écrite dans ce journal intime et qui touche de très près mon état d'esprit actuel. 

Si je souffre, en plus de la solitude sentimentale, d'un manque total d'estime de moi c'est que jamais je n'ai plu à une fille. Si ça m'était arrivé ne serait-ce qu'une fois dans ma vie, et quand bien même cette attirance ponctuelle n'aurait pour une raison ou une autre eue aucune suite, j'aurais actuellement une petite dose de confiance en moi. Je saurai que "c'est possible", et que si j'avais déjà plu, ça pouvait peut-être se produire de nouveau.

Après tout, il arrive à mes amis de plaire de temps à autre à des filles. Ca vous arrive à vous aussi, non ? 

Mais ça ne m'est encore jamais arrivé, et je trouve ça tellement injuste que j'en deviens parfois méchant, heureusement en pensée uniquement. Je conçois parfaitement que je puisse ne pas plaire. Il faut être franc, même moi qui déclare à qui veut bien l'entendre que je suis très loin des canons de la beauté masculine, je trouve parfois des filles très moches. Attention, mes critères sont très larges, je ne suis pas vraiment exigeant au  niveau physique, mais même si elles sont très rares, il y a malgré tout des filles avec lesquelles ça ne passe pas mais alors pas du tout. Je comprends donc tout à fait que les filles qui ont quoi qu'on en dise un choix de partenaires plus large (au moins en quantité) soient plus regardantes et que je ne passe pas les sélections du regard. 

Mais quand même, je trouve ça terriblement injuste. Je m'incline néanmoins, ai-je le choix ? Pourtant, recevoir un regard intéressé dans la rue, quel bonheur cela doit-il être, et quel bien ça me ferait au moral. 

Et puis il ne faut pas être hypocrite non plus, j'ai aussi envie d'une fille. Point. J'aimerais goûter au plaisir du contact charnel, même si ce n'est pas et de loin ce qui me manque le plus, je reste quand même humain. Je pense que je pourrai difficilement dire non à une fille si une occasion se présentait aujourd'hui. Il faudrait vraiment qu'elle me répugne pour que je refuse. Ce n'est peut-être pas très glorieux à dire mais je m'en contrefiche. Le besoin d'amour et de relations sont plus forts. Je me rends compte que ce n'est pas terrible comme attitude, je préférerais avoir le choix d'une partenaire qui me plaise et avec laquelle j'aurai des choses à partager, mais ce choix là ne m'est pas donné. D'ailleurs celui d'une fille qui ne me plaît pas ne m'est pas donné non plus, c'est pour dire :-)

Bon, la conclusion de tout ça c'est que, ne pas plaire, c'est plus dur que de ne rien connaître au niveau sentimental et sexuel. C'est pas quelque chose que je peux vous expliquer autrement, et je comprends que ça ne vous parle pas beaucoup si vous avez déjà une expérience sentimentale, et que plaire vous est familier ce qui est probablement le cas. Mais je vous assure que c'est le noeud du problème, le sentiment qui entraîne toute la dépression. Ce n'est pas la solitude sentimentale ni l'abstinence forcée, non, c'est vraiment le fait de ne pas plaire qui fait mal.

Rien à voir, mais note pour plus tard : il faut absolument que j'aille voir le toubib pour l'arrêt des antidépresseurs ...

En vous souhaitant bonne nuit, et bonne chance.

samedi 22 septembre 2007

Le célibat nuit gravement à la santé

Voilà, ça faisait un bon moment que je n'avais rien écrit. C'est que je n'étais pas très inspiré ces derniers temps, en même temps je ne me sens pas obligé non plus. J'écris à mon rythme et mes quelques lecteurs ne s'en plaignent pas. Et puis j'écris d'abord pour moi.

Je viens de tomber sur un article du site de la chaîne de télévision Arte sur les désavantages du célibat. On y apprend que l'absence de relations sexuelles et amoureuses peut à la longue nuire à la santé. 

J'ignorais, ça. Génial. 

En réalité, je savais que la dépression pouvait venir de la misère affective, d'autant plus que je suis dans ce cas, mais je ne savais pas que ça pouvait avoir une influence néfaste sur la santé physique. C'est pourtant ce que l'on apprend dans cet article. Il est également question de soutien dans les moments difficiles, là aussi les célibataires sont désavantagés par rapport aux personnes en couple car lorsqu'une difficulté ou la maladie surviennent, le célibataire se retrouve seul pour l'affronter. 

Comme si la vie n'était pas assez dure comme ça, voilà que d'autres dangers se profilent à l'horizon. Heureusement pour le moment je suis en bonne santé et en bonne condition physique, que j'entretiens régulièrement. Mais pour combien de temps ? J'ai 40 ans. Je ne resterai pas vigoureux longtemps. Ma solitude affective m'affaiblit peu à peu. Il n'est pas question que je vive ma vieillesse comme ça.

Ca ne fait que renforcer ma décision de ne pas passer le cap des 50 ans. Je ne vois pas l'intérêt d'aller au delà, mais bon remarquez ça, c'est une autre histoire et nous n'en sommes pas encore là. D'ici là quelles aventures la vie me réserve t-elle ? De bonnes j'espère ... :-) 

mardi 11 septembre 2007

De la peur d'aimer

Il fut un temps où mon entourage était essentiellement composé d'hommes. J'avais pas mal de copains mais assez peu d'amies, sauf les compagnes de mes copains mais elles, c'était pas des filles. C'était les compagnes de mes copains.

Cette période a été paradoxalement assez tranquille pour moi. Mon environnement professionnel était essentiellement masculin et finalement la solitude sentimentale ne me pesait pas trop. A cette époque je me disais simplement que "ça" viendrait peut-être en temps voulu et qu'il y avait autre chose à faire dans la vie que de penser sans cesse à se caser. "Ca" n'est bien entendu jamais venu mais je ne souffrais pas autant comme maintenant.

Puis j'ai rencontré une femme, d'un an plus âgée que moi, et j'en suis tombé amoureux. C'était il y a presque six ans maintenant. Ca faisait un bon moment que je n'étais pas tombé amoureux de quelqu'un et ça me manquait même un peu, tant j'avais oublié à quel point être amoureux était une malédiction. 

Le destin a repris très rapidement ses droits et la douleur s'est rappelée à mon bon souvenir. Je n'avais pas vu, aveuglé par cette sensation longtemps oubliée, que "l'élue de mon coeur" avec qui j'étais en train de faire connaissance était en train de se mettre avec une de nos relations communes. Lorsque je l'ai découvert, j'ai bien entendu été malheureux comme un chien, maintenant avec le recul j'en ris presque d'avoir été aussi bête. Mais que voulez-vous, l'amour rend aveugle :-)

Bon, la mésaventure n'a pas longtemps été autre chose qu'un souvenir assez drôle au demeurant. Seulement, l'expérience a réveillé quelque chose qui était endormi en moi : l'envie de me trouver quelqu'un, et croyez le si vous voulez, ça m'a donné des ailes. Je me suis senti après cet épisode, remonté, plein de confiance en moi. Je pensais que j'étais sorti d'une longue léthargie et que je venais d'acquérir la force d'aller de l'avant et de chercher à séduire. J'ai eu soudain envie de féminiser mon entourage ...

Le hasard d'un nouveau travail et de nouvelles rencontres m'en a donné l'occasion par la suite. Je me suis retrouvé dans un environnement professionnel beaucoup plus féminisé, et grâce à l'extension de mon réseau social, j'ai pu fréquenter plus de filles. J'ai vite déchanté. Pour commencer je suis tombé sur une fille qui m'a beaucoup plu, pas par son physique, rien de très remarquable de ce côté là mais par son caractère. Pendant ce temps, pour une raison inconnue mais probablement en lien avec mon célibat interminable, un nouvel épisode dépressif était en train de faire son oeuvre en moi mais je ne le savais pas encore. La fille récemment rencontrée, et dont j'étais tombé amoureux entre-temps, encore, m'a mis un râteau. Bon il faut admettre que je m'étais comporté dans ce cas comme un parfait débutant, ce que j'étais en somme, et que le site FTS (voir mon article précédent De la séduction) appelle dans son insupportable vocabulaire un AFC. Je n'avais par ailleurs aucune chance physiquement, mais je me plaisais à l'oublier.

Cette expérience m'a changé. Depuis je me sens très mal et j'ai fait un peu de douloureuse introspection pour constater que, je n'avais jamais plu à aucune fille. A environ 40 ans ce constat est dramatique et mène à la conclusion que si je n'ai jamais eu de vie sentimentale, je ne pourrai sans doute jamais en avoir. Cette constatation me fait beaucoup souffrir et me motive à en finir.

J'ai quelques amies et collègues féminines autour de moi qui me plaisent beaucoup et ça me fait peur, et mal. Je sais maintenant que je ne peux plus me permettre le luxe de tomber amoureux. Les quelques fois ou c'est arrivé par le passé j'ai souffert, mais la prochaine fois je n'aurai peut-être pas la force de survivre.

Alors j'essaye d'adopter une attitude qui évite les situations à risque. Malheureusement, ressentir quelque chose pour une personne ça ne se commande pas, et maintenant je comprends combien l'époque où je n'avais pas ou très peu de filles dans mon entourage était douce, protégé comme je l'étais de l'amour.

Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve mais je dois reconnaître que vivre avec la peur de l'amour n'aide pas à trouver la sérénité. 

mercredi 5 septembre 2007

De la séduction

Comment allez-vous aujourd'hui ? J'espère que je ne vous ai pas trop mis le cafard avec mon dernier papier, c'est que sur ce coup là, le cafard, je l'avais moi. Mais ça va mieux, je viens d'écraser l'insecte :-)

Alors voilà, j'ai remarqué la chose suivante : parmi mes lecteurs il y a beaucoup de gens, en général plus jeunes que moi, qui se plaignent eux aussi de solitude sentimentale et de virginité. Tardive ou perçue comme telle par eux. C'est à eux que ce papier est destiné.

Aujourd'hui donc je vais vous parler de séduction, et comme je ne suis pas vraiment expert en la matière je vais me contenter de vous présenter quelques uns des résultats de mes recherches sur le sujet. 

D'accord, le blog d'un puceau de 40 ans n'est peut-être pas le meilleur endroit pour parler de séduction, j'en conviens mais attendez, ne partez pas de suite, écoutez ce que j'ai à vous dire. Vous pensez bien que dans ma situation je me suis quand même particulièrement intéressé au problème. Ne serait-ce que pour essayer de comprendre ce qui dans le jeu de la séduction dont je suis exclu, pouvait constituer un obstacle supplémentaire à côté de mon physique ingrat. 

En me documentant sur le sujet chez des gens qui avaient défriché le terrain avant vous et moi j'ai finalement pu en apprendre beaucoup sur les relations entre les hommes et les femmes ainsi que sur moi même. Et même si je ne suis pas en mesure de vous dire aujourd'hui que j'ai pu mettre en pratique les connaissances ainsi acquises, permettez moi de vous en faciliter l'accès. N'oubliez pas en effet que si par malheur vous partagez avec moi la même souffrance, les raisons fondamentales de cette souffrance ne sont pas nécessairement les mêmes. 

Si je devais résumer ce que j'ai appris sur les relations amoureuses, ça tiendrait en ceci : le sentimentalisme romantique n'est qu'une illusion. Si les humains entourent le processus de séduction d'une série de comportements sophistiqués qui les distingueraient des animaux, tout cela n'est qu'illusion. La séduction obéit aux mêmes instincts répond aux mêmes objectifs dans tout le règne animal, ce qui inclut les humains. Il est question ici de mâle dominant, reproducteur sain, et de compétition. De rien d'autre. Une fois ce principe acquis, et il ne s'agit aucunement de cynisme, on peut approcher la séduction avec les armes nécessaires.
Il convient de comprendre ce qu'une femme recherche chez un homme et quels sont les caractéristiques de ce dernier qui éveilleront son intérêt. 

Le physique est important, nul doute là dessus, j'en sais quelque chose. Dans le processus de séduction c'est le premier critère de sélection, mais contrairement à un homme la femme apportera au moins autant d'importance à un second critère : le statut de l'homme. Je ne parle pas ici de son statut social, sa position dans le monde du travail, encore que cet élément peut participer, mais de la place qu'il occupe aux yeux de la femme au milieu des autres hommes. Comme dans le règne animal où il y a un mâle dominant, il y aura ici à un certain moment un homme qui dégagera plus de valeurs que ceux qui l'entourent. 

Tout le secret et toute la difficulté résident dans la place que nous allons occuper dans la hiérarchie que les femmes de notre entourage ont construit pour qualifier les partenaires potentiels.

Mais je vais m'arrêter là, mon propos n'est pas d'écrire un essai sur la séduction mais de vous faire partager quelques unes de mes sources. 

En réalité, s'il n'y avait qu'un livre que vous deviez absolument lire, ce serait celui ci : Without Embarrassment. Malheureusement c'est un livre en anglais et il n'existe pas de traduction en français. Si toutefois vous lisez l'anglais, vous pourrez l'acheter sous forme électronique (un fichier PDF) sur le site de l'auteur, Mike Pilinski, moyennant le prix d'une carte de 5 places de cinéma. La suite est sortie mais je ne l'ai pas achetée.

En français je vous conseille le très contreversé site www.frenchtouchseduction.com (Ou FTS).  Controversé car ce qu'on y raconte n'est pas toujours très politiquement correct. 

Avant de vous laisser vous plonger dans ces quelques lectures, deux choses : Le site FTS est fait pour les 20-25 ans, branchés, plutôt beaux gosses. On y apprend toutefois un tas de choses élémentaires malgré un langage pseudo-technique soit disant inspiré des sites anglophones du même genre et plus certainement dicté par un peu de snobisme, auquel il va falloir vous mettre. Le livre de Pilinski lui est dans un anglais simple, sans aucun terme pseudo-technique mais plein de sens. 

Ah oui, autre chose : si cette littérature vous aide sachez que je suis sincèrement contentent pour vous. Mais je ne veux pas le savoir. Ne venez pas me raconter vos succès ici. Prenez ce que je vous donne et fichez moi le camp !

mardi 4 septembre 2007

Un peu de tristesse

Le papier de ce soir me sera exclusivement dédié :-) Après tout je pense que j'ai le droit de m'accorder ça sur mon propre blog. 

C'est qu'avant hier je me suis senti particulièrement bien. Ce sont des choses qui arrivent, heureusement, même si ces derniers temps c'est assez rare malgré la prise d'antidépresseurs qui semblent perdre leur efficacité après cinq mois. Aujourd'hui les choses se sont un peu dégradées. Comme tous les gens qui souffrent de dépression, je suis parfois sujet à des chutes de moral lorsque survient un événement qui pour une raison ou une autre pèse dans ma vie. Même si en d'autres circonstances l'événement n'aurait eu aucune importance, il peut réveiller mes plaies en me rappelant la raison de ma dépression : la solitude sentimentale. 

Chers lecteurs ou chères lectrices, vous qui êtes mes confidents anonymes et qui sur certains points savent sur moi des choses que même mes meilleurs amis ignorent, je n'irai pas par quatre chemins : là, ce soir, j'ai terriblement envie d'avoir une copine. 

Voilà. Ca, c'est dit. 

Je n'ai envie de rien vous dire d'autre ce soir. Depuis quelques semaines, je me dévoile devant vous, parlant de choses dont je n'ai jamais parlé à personne, et voici que le simple fait d'écrire ici que j'ai très envie d'avoir quelqu'un dans ma vie me gêne. C'est pourtant la pure vérité. A moi aussi ça m'arrive de me sentir triste et ce soir je me sens très triste. C'est dur car je sais que je ne peux rien pour y remédier et que la seule chose que je puisse faire c'est d'attendre que ça passe, comme à chaque fois. Comme vous le savez, je me suis donné encore 10 ans à vivre, mais déjà ça me semble incroyablement long.

Bon allez, ce billet a été suffisamment déprimant. Promis, le prochain sera un peu plus gai. On y parlera encore de ma solitude, vous croyez quoi ? :-) mais promis, ce sera d'un ton plus léger ... 

;-)

mardi 28 août 2007

Meetic, des clics et une claque

Un soir, lors d’un dîner, deux de mes amis se sont mis à parler de leurs aventures sur Meetic. Ils tentaient de convaincre les célibataires, dont je faisais partie, de tenter l’expérience, vantant par là les mérites des sites de rencontre.

Je dois reconnaître que leur témoignage était encourageant. Ils avaient au travers de fortunes diverses rencontré quelques demoiselles, dont certaines étaient devenues des amies et d’autres plus que des amies.

Ma position officielle ce soir là était que jamais on ne m’y prendrait, qu’il était hors de question que je me mette à chercher l’amour derrière un écran d’ordinateur. C’est que moi voyez vous, je préférais de loin les rencontres spontanées et inattendues. Je n’étais pas le seul à exprimer ce point de vue et le débat a vite tourné sur les avantages et les inconvénients de telle ou telle autre méthode en matière de séduction.

Mais en réalité mon opposition, de façade, avait un tout autre motif. J’avais en vérité bien envie de me lancer dans l’expérience. C’était même pour moi une réelle opportunité d’essayer de me sortir de ce célibat qui me ronge depuis mon adolescence. Pour le moins, c’est comme ça que je voyais les choses.

Seulement devant mes amis je ne voulais rien avouer car pour tout dire j’avais un gros doute sur le dénouement de l’expérience. Ce que je voulais éviter à tout prix, c’était me retrouver quelques mois plus tard, au même endroit avec les mêmes personnes et de devoir raconter moi aussi mes “aventures”, faisant à présent partie de ceux qui avaient passé le pas de la séduction en ligne et qui avaient tant de choses à en dire, et de n’avoir absolument rien à dire.

Or ne rien avoir à raconter alors que tous les autres utilisateurs de Meetic dans l’assemblée avaient fait de belles rencontres, c’était un aveu difficile à faire.

Alors je me suis inscrit à l’insu de mes amis, et j’ai essayé pendant quelques mois. Pour être franc, mon expérience n’a pas été menée avec toute la rigueur qu’elle aurait méritée. Au début de mon inscription, j’étais dans un état que je n’avais pas connu depuis très longtemps : mon coeur commençait à battre pour une fille rencontrée récemment dans le cadre professionnel. Je ne le savais pas encore mais ce “béguin” allait quelques mois plus tard me propulser au fond du néant, mais il s’agit là d’une autre histoire. Bref donc, je n’étais pas tout à fait concentré sur ce que je faisais, et à vrai dire je n’osais guère prendre le devant et contacter les filles inscrites sur ce site. C’est un peu bête à dire, mais j’ai peut-être plus de facilité pour aborder une fille en vrai que sur Meetic, pas beaucoup plus mais un peu plus quand même. C’est que sur Meetic on peut en contacter des filles, des tas de filles, et j’avais horriblement peur de me prendre des tas de râteaux. Un râteau dans la rue ou dans un bar, c’est un seul râteau. Des tas de râteaux sur Meetic, c’est une rafale portée à bout portant à l’amour-propre.

Donc cette première période d’inscription qui a durée trois mois, je suis resté passif et bien entendu, aucune fille n’est venue me contacter. Entre temps, la fille que j’avais rencontré dans le cadre du travail et qui me plaisait m’a mis un râteau. Celui-là m’a fait mal car j’ai commis l’erreur d’en tomber amoureux avant d’essayer de savoir si quelque chose était possible entre nous, et dans l’intervalle nous étions devenus copains. Si vous avez lu mon billet précédent intitulé “Les amitiés ambiguës”, vous avez une idée de ce qui s’est passé, sinon, je vous invite à le lire dès à présent.

Cette expérience m’a mis complètement à plat et à déclenché une dépression qui couvait à l’état latent. Elle était prête à surgir car dès le début de notre relation j’avais remarqué que cette fille n’envisageait rien de plus avec moi mais j’avais refusé de l’admettre et cette information avait été inconsciemment filtrée par mon esprit amoureux.

C’est donc à cette époque que je me suis réinscrit à Meetic. Je voulais absolument trouver quelqu’un pour ne plus penser à ma déception amoureuse et cette idée m’a donnée du courage pour être enfin actif. J’ai pu alors mesurer combien il était difficile d’exister sur ce site où il y a beaucoup plus d’hommes que de femmes inscrites. La quasi totalité de mes tentatives de dialogue se sont soldées par un échec. Il faut dire que l’idée de départ partait sur de mauvaises bases : un homme au physique désavantageux, qui n’arrivait pas à faire de rencontres sentimentales dans la vraie vie n’avait quasiment aucune chance sur un site de rencontres où tout justement est basé sur le physique représenté par la photo.

Le puceau tardif, laid, de 40 ans que j’étais avait tort d’espérer pouvoir réaliser sur un site de rencontres ce qu’il ne pouvait réaliser autrement. Malgré tout j’ai réussi à dialoguer par clavier interposé avec quelques filles. Vraiment très très peu mais des discussions très intéressantes, qui même si elles n’ont pas abouti m’ont sur le coup fait chaud au coeur.

Et puis un jour je suis tombé sur une fille qui, après quelques échanges, a accepté de me rencontrer. J’ai été le premier étonné et même si elle a rapidement posé la situation en m’écrivant que cette rencontre se fera “juste entre amis”, j’ai joué le jeu jusqu’au bout. Nous ne nous étions jamais parlés au téléphone. Elle avait bien essayé de me joindre mais mes activités m’obligeant souvent d’éteindre mon téléphone, ce n’est que par e-mail que nous avons pu finalement convenir d’un rendez-vous auquel je suis allé le coeur léger et sans stress puisqu’elle voulait me voir juste “entre amis”.

Nous avons passé une heure à discuter autour d’un verre puis nous sommes quittés avec le sentiment d’avoir passé un bon moment. Elle m’a rappelée deux ou trois fois, a suggéré que nous puissions nous revoir, mais je n’ai pas donné suite car je n’étais en rien intéressé par me faire une amie de plus et l’affaire s’est terminée là.

Je n‘ai plus essayé Meetic depuis. J’aurais aimé écrire que l’expérience avait été positive, d’autant plus que le concept - qu’on peut ne pas aimer, aurait eu en cas de succès l’avantage de m’apporter énormément d’estime de moi et m’aurait permis de faire mes premiers pas en matière de sexualité. Peut-être même, aurais-je pu trouver quelqu’un pour partager ma vie et recevoir l’immense quantité d’amour que j’ai accumulé sans jamais avoir eu personne à qui la donner.

Mais malheureusement, il en est autrement. Les sites de rencontre sont un endroit ou plus qu’ailleurs le critère du physique est discriminatoire. Ce ne sont pas des endroits pour les gens comme moi.

Ainsi va la vie, ainsi va le destin, le mien n’est pas de partager l’amour. Mais que le lecteur ne désespère pas. Il y a moyen avec ces sites de faire des rencontres. Certaines belles, d’autres moins, mais en tout cas pour peu que vous ayez un physique au minimum dans la moyenne, l’expérience vous vaudra de découvrir ou de perfectionner le contact avec l’autre, et de vaincre votre timidité si c’est le problème.

Bonne chance !

mercredi 15 août 2007

Les amitiés ambiguës

L’amitié homme-femme fait couler beaucoup d’encre. Certains prétendent qu’elle n’existe pas, d’autres au contraire y voient une relation désintéressée qui transcende les instincts de séduction et de reproduction entre les deux genres. Personnellement je n’ai pas encore tranché la question, mais ce que je sais c’est que l’amitié homme-femme diffère en beaucoup de points de l’amitié entre les hommes.

Ce qui est sûr par contre c’est qu’il est totalement illusoire de croire qu’une amitié entre un homme et une femme puisse se transformer en quelque chose de plus que de l’amitié. D’accord, il existe des exceptions, j’en connais une moi même, mais les gars ne rêvez pas, cette fille avec qui le courant passe, avec qui vous échangez tant, pour laquelle vous êtes toujours là lorsqu’elle a besoin de vous, cette fille vous a rangé dans la case ami, et de cette case vous n’en sortirez jamais. Si vous envisagiez autre chose, envisagez plutôt quelqu’un d’autre.

Le truc dans ces cas là, et votre serviteur l’a bien compris, c’est de rentrer dans le système et d’adhérer à ses règles. C’est ce que je fais avec mes amies. Je ne les considère que comme des amies et même si elles me plaisent, je n’imagine rien entre elles et moi. Je n’ai pas dit que c’était facile, mais c’est ce qu’il faut faire. Le pire étant de s’imaginer un dénouement sentimental à l’affaire.

Seulement voilà, une chose que j’ai remarqué et qui ne vaut peut-être pas pour vous, c’est que l’amitié avec une fille ça peut être très trompeur et très ingrat. Parfois les filles avec qui je croyais être ami n'entretiennent leurs relations avec moi que dans un contexte intéressé. Souvent il est question de mes amis masculins, dons certains sont plutôt assez beaux gosses, et que ces demoiselles voudraient toucher à travers moi. Le principe en soi ne me dérange pas. Il y a un moment de frustration bien entendu, de servir d’intermédiaire alors que je ne suis jamais l’objet de l'intérêt des filles, mais je suis bon joueur. Seulement, les filles ne disent jamais les choses ouvertement, et me faire utiliser dans ce seul but et à mon insu, ça, ça m’a toujours fait mal.

Et puis il y a le côté “bouche-trou” aussi. Célibataires, elles appellent souvent pour faire des activités ensemble, qu’elles décommandent à la dernière minute quand elles trouvent mieux à faire. Dès qu’elles sont en couple, plus de nouvelles. Je ne sais pas, avec les amis masculins c’est pas le genre de choses qui arrive. On se dit les choses en face, on peut se disputer parfois mais on se respecte.

Alors attention, je ne généralise pas non plus. Simplement dans ce que j’ai vécu ce schéma se reproduit souvent. J’ai l’impression que certaines filles n’ont aucun respect, ou alors que les filles n’ont aucun respect avec certains hommes. Je ne sais pas si je me trompe mais je crois avoir observé qu’à partir d’un certain degré d’attirance physique qu’elles éprouvent envers un homme, elles se comportent avec lui d’une façon beaucoup plus respectueuse, même si elles sont en couple.

Ok les filles. Les mecs moches ou pas très beaux, rien ne vous oblige à les fréquenter dans un sens amical. Mais si vous avez choisi de le faire malgré tout, respectez les aussi. Si un type vous plaît, rapprochez vous de lui directement. Fichez la paix à ses copains moins séduisants. Ils vous en seront bien reconnaissants ...

samedi 11 août 2007

La vie des autres

Hier soir comme c'était Vendredi, je suis allé avec quelques amis passer un peu de temps dans un bar.

Il y a une chose que j'aime bien faire dans les lieux publics c'est de regarder les gens autour de moi. J'aime bien regarder les filles, c'est dingue ce que certaines peuvent être jolies, mais en règle générale je regarde un peu tout le monde par curiosité détachée, le rôle d'observateur me plaît.

Hier soir donc, je regardais les types qui se trouvaient là et je me disais : voilà, tous ces gens avec leur vies différentes, leurs passions, leurs joies et leurs tristesses. Tous ces types ont connu l'expérience des amours adolescents, des histoires d'amour plus ou moins sérieuses, et les voilà maintenant là, leur verre à la main, dans ce bar, vacant à leurs occupations du Vendredi soir. Chacun d'entre eux a ses démons, ses problèmes, ses histoires d'amour mal finies et peut-être sa solitude sentimentale, mais en somme, ils ont vécu un parcours relationnel normal, un développement amoureux plus ou moins classique, bref ils ont évolué normalement.

Moi, à 40 ans, rien. Etre différend, dans le mauvais sens du terme, prend toute sa dimension dans ces situations.

Tous ces types ont un jour ou l'autre plu à une fille. Et même à plusieurs. Un jour leurs lèvres se sont touchées et quelque chose de magique que je ne connaîtrai jamais les a traversés.

Dans ces moments là, je me demande quelle serait la réaction des gens dans le bar s'ils savaient que le type assis là bas est toujours puceau.

Vous-y penserez la prochaine fois que vous irez en boîte ou dans un bar hein ? Le type là bas, il est peut être puceau :-)

samedi 4 août 2007

Lâcher prise

Le suicide est un sujet assez difficile à aborder mais je ne pourra guère faire l'économie d'en parler car l'idée de mourir représente malgré moi le centre de ma vie depuis près de 25 ans.

Depuis mon adolescence j'ai toujours eu envie de connaître l'amour. Aussi bien l'amour physique que l'amour du coeur. Envie de connaître le contact avec le corps d'une fille. A 40 ans, je n'ai pas réussi à réaliser ce rêve, je n'ai jamais touché une fille et je me suis assez rapidement rendu compte qu'en raison de mon physique une telle chose me sera à tout jamais interdite.

Vers l'âge de 22 ans, je ne pouvais pas envisager de vivre au delà de la trentaine, tellement l'idée d'une vie de solitude sentimentale me paraissait insupportable. Soit je trouvais quelqu'un avant cet âge, soit je me suicidais. Pourtant, j'ai survécu. Je me suis accroché et j'ai survécu, mais à quel prix. Au prix d'une vie faite de douleur où il ne se passe pas une seule journée sans que l'envie de mourir me vienne à l'esprit. La douleur est effroyable. Ceux qui ne la ressentent pas ne peuvent pas comprendre.

De savoir qu'on passera le reste de ses jours sans amour est une torture de l'esprit à laquelle personne ne peut résister indéfiniment. Je suis comme l'alpiniste qui a perdu prise et qui s'accroche à la paroi du bout des doigts. Ses phalanges sont en feu, il tient encore un peu mais sait très bien qu'il ne pourra ni se hisser jusqu'au sommet ni résister longtemps. Il sait qu'au bout du compte, la douleur lui fera lâcher prise et qu'il tombera.

De même, je sais que si j'ai résisté à la mort jusqu'à ce jour, je ne pourrai tenir très longtemps comme ça. Même si la mort ne m'effraie pas du tout, bien au contraire, l'idée du suicide m'horrifie. Je n'ai pas envie de finir comme ça. Mais je sais du plus profond de mon âme que je finirai par lâcher prise avant longtemps.

Ma vie est pourtant bien remplie, mais le manque d'amour me transperce l'âme, me fait souffrir le martyr chaque jour. Je tiendrai encore un peu. Je m'accrocherai jusqu'à la dernière étincelle de force. Je tiendrai peut-être encore dix ans. Ce ne sera plus une vie, ça ne l'est déjà plus, mais je me battrai jusqu'au bout, tout en sachant que je perdrai le combat, car l'homme n'est pas fait pour vivre seul et sans amour, et que je ne me sens déjà plus un homme.

Cet article n'est pas des plus gais, je m'en excuse auprès de mes lecteurs. Je n'écris qu'à la faveur de la nuit, lorsque l'heure favorise l'introspection et que les plaies s'ouvrent de nouveau et saignent.

jeudi 12 juillet 2007

La révélation

L'isolement social est un facteur de célibat. On trouve assez souvent des célibataires de longue durée parmi les gens isolés, sans amis et sans réseau social. Comment en effet faire de rencontres si on ne connaît personne ? Il y a les sites dédiés comme Meetic, bien sûr, j'y reviendrai, mais à part ça, pas grand chose.

Ce n'est pas mon cas. Je ne suis pas le type au cercle d'amis le plus étendu qui soit, mais quand même, j'ai des amis, de vrais amis. Des amis qui m'aiment et que j'aime. Ce sont des gens qui sont venus vers moi plutôt que l'inverse, car je suis assez introverti, même si on ne peut pas me qualifier de timide. En tout cas, je n'hésite jamais à sortir, que se soit en boîte ou en soirée privée, lorsque l'occasion se présente, et elle se présente de temps en temps.

J'ai des amies aussi. Présentées par mes amis masculins en général. Je n'hésite pas à fréquenter des personnes du sexe opposé même si je ne vais jamais, sauf à de rares occasions, aborder de moi même une fille. Mais, malheureusement pour moi, en 40 ans je n'ai jamais réussi à en convaincre une seule d'envisager autre chose qu'une relation amicale avec moi. Avec les filles, c'est un peu comme si je n'étais pas un homme. Je suis le mec moche avec qui on veut bien être ami, ça peut servir, mais avec qui on n'irait jamais plus loin.

Il n'y a aucune trace de rancoeur dans mon esprit lorsque j'écris ça. Même si le rôle du copain moche me déprime au plus haut point, je comprends tout à fait que les filles ne puissent pas envisager une quelconque relation sentimentale ou sexuelle avec quelqu'un qui ne leur plaît pas un minimum physiquement. Après tout, un homme ne se gênerait pas pour faire pareil avec une fille, pourquoi exiger d'une fille qu'elle se comporte autrement ? Et puis c'est dans la nature des choses. N'empêche, lorsqu'on le vit on a le sentiment de vivre une injustice insupportable. Pas de la part des autres mais de la part de la nature. Pourquoi est-ce tombé sur moi ? C'est la question que je ne cesse de me poser jour après jour.

J'approche de la moitié du nombre d'années qu'un homme puisse espérer passer sur terre. La quarantaine est souvent un moment d'introspection où l'on fait le bilan critique de sa vie. J'ai l'impression de sortir d'un rêve éveillé, plus exactement d'avoir passé des années dans une sorte d'abrutissement psychologique qui m'empêchait de voir la vérité : que j'avais passé ma vie seul, sans amour, même pas celui de mes parents, sans avoir jamais trouvé une fille qui voulait de moi, et que rien ne pouvait faire changer les choses. Si je devais illustrer ce que l'on ressent au moment où on réalise ça, je le comparerais à la brûlure d'un pieu qu'on vous enfonce dans la poitrine. Un choc qui vous coupe le souffle et vous fait tomber au sol dans un accès de souffrance morale à peine descriptible.

Chez moi ça s'est manifesté sous la forme d'une dépression grave qui dure depuis presque deux ans, et que je combats récemment tant bien que mal avec des antidépresseurs, lesquels me permettent de surnager l'océan de souffrance dans lequel je me noyais. En réalité ce n'est pas la première dépression dont je suis victime. La première dans laquelle j'ai sombré, j'avais 22 ans. Sauf qu'à l'époque aussi curieux que ça paraisse, je ne l'avais pas identifiée. Je ne sais pas exactement ce qui a déclenché cette première crise mais elle a failli m'emporter, et peut-être eut il mieux fallu. A l'époque je sortais d'une adolescence très difficile sur laquelle je passerai, mais qui avait fait de moi, là pour le coup, un asocial parfait. J'avais en tout cas finalement réussi à me construire un réseau d'amis, les premiers depuis ma jeune enfance, et à trouver un travail intéressant. Alors que je n'avais jamais sérieusement songé aux relations avec les filles, je pensais que ça viendrait en son temps, j'ai commencé, bien tardivement d'ailleurs, à envisager de me trouver une copine. Je me suis donc intéressé à mon look et j'ai passé des heures devant mon miroir à essayer de me mettre en valeur.

Je savais que je n'étais pas un top-model. Les remarques entendues dans mes années de collège m'avaient mis la puce à l'oreille, et le reflet du miroir auquel j'étais trop habitué pour y faire attention, me surprenait parfois, mais je ne m'étais jamais véritablement posé la question de mon physique, les filles ayant toujours été pour moi des créatures intéressantes mais inaccessibles.

Hélas, plus je m'observai devant le miroir, sous tous les angles, plus je me rendais compte à quel point j'étais loin de la "norme" que représentaient les autres jeunes de mon âge. Ce fût pour moi une sombre révélation qui devait à jamais m'ouvrir les yeux sur ma place dans le jeu de la séduction. Le terme de dysmorphophobie m'était inconnu à cette époque, et heureusement car j'aurais pu m'y accrocher comme on s'accroche à une bouée de sauvetage. Malheureusement, les années qui allaient suivre allaient me montrer que je ne souffrais pas de ce trouble. Pourtant c'est bien le seul trouble psychique dont j'aurais aimé souffrir !

A suivre ...

mardi 3 juillet 2007

Introduction

J'ai 40 ans et je n'ai jamais connu l'amour. Qu'on se comprenne bien, ne croyez pas que je parle du grand amour, de l'amour pur tel que vous le cherchez peut-être. Non, je parle de l'amour tout simplement, de la relation sentimentale entre un homme et une femme, de la chose la plus élémentaire qui fait tourner le monde depuis qu'il est monde. De la chose que chacun dans sa vie découvre et goûte avec plus ou moins de bonheur. Eh bien justement, pas chacun en fait. Vous découvrirez peut-être en lisant ces lignes une vérité que vous ne soupçonniez pas, une vérité qui dérange, un mal qui ronge une infime partie de la population, méconnue car les principaux intéressés ne s'en vantent pas en général : le célibat involontaire. 

J'ai voulu faire ce blog premièrement car écrire est pour moi une façon de me libérer, un peu comme une thérapie. Mais aussi, j'ai eu envie de parler de ce qui me faisait souffrir, pas pour le plaisir pervers d'étaler les aspects les plus sombres de ma vie sur internet, ni de cracher mon malheur au visage de mes lecteurs, mais pour montrer à la majorité, les gens que je qualifie de "normaux" - au moins dans le domaine sentimental, à quel point il est bon de relativiser les aléas de leur existence, et qu'ils ont quelque part une chance qu'ils n'apprécient pas toujours à sa juste valeur.  Je n'écris pas pour faire la morale à quiconque que cela soit bien entendu. J'écris juste l'histoire de ma vie jusqu'à aujourd'hui, pour que l'exemple serve.

Puceau à 40 ans. Ca n'est pas le titre d'un film, ça ressemble au titre d'un film qui est sorti en 2005, mais là je parle de ma vie pas de cinéma. Certainement vous devez être interpellé. Lorsque j'en parle à l'occasion sur des forums ou ailleurs, les gens sont stupéfaits d'apprendre qu'un adulte de 40 ans peut avoir vécu tout ce temps sans avoir eu de relation sexuelle ou romantique. Les relations sentimentales sont en effet une chose tout à fait naturelle que chaque individu découvre lors d'un processus qui commence à l'adolescence et qui continue tout au long de la vie adulte. Qu'est-ce qui peut donc bien écarter quelqu'un de ce chemin ? Qu'est-ce qui pousse une personne à renoncer à l'une des plus belles choses de l'existence ?

C'est qu'on ne choisit pas justement. A part certaines personnes, les religieux ou les ermites qui choisissent le célibat et l'abstinence pour des raisons particulières, ce qu'on appelle les "vierges tardifs" ou les "célibataires involontaires" ne choisissent pas leur condition. Elle leur est imposée par un certain nombre de raisons qu'ils ne maîtrisent pas en général, timidité excessive, problèmes d'adaptation sociale, physique ingrat, les raisons sont nombreuses mais le résultat est souvent le même : une grande souffrance et parfois le suicide.